Laboratoire

Architecture romande

Arlette Ortis // Sandra Robyr ‐ Genève

Arlette Ortis // Sandra Robyr ‐ Genève

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Architectes:

Arlette Ortis et Sandra Robyr

Réalisations :

Aménagement de la Place des Nations (2007)

Village d’Aigues Vertes, logements et salle de gymnastique pour personnes handicapées (2007)

Construction du Parc-Relais sous-lacustre de Genève-Plage (2003)

Webster University à Bellevue, 1ère étape (1992)

Aujourd’hui le public est peu sensible à l’architecture, c’est le reflet de la communication des architectes. Qu’en pensez-vous ?

Les architectes suisses ne sont à l’évidence et sauf exception, pas de bons communicateurs. S’agit-il d’une notion culturelle ? Nous dessinons, nous concevons, mais nous communiquons fort peu et fort mal. Nous n’avons pas été formés à la communication.

A la décharge de la profession, il faut souligner que les médias ne sont pas friands d’exposés ou d’articles sur ce thème. Une actualité « saignante » a rapidement la priorité sur un thème d’architecture. Pour avoir participé à plusieurs reprises à l’organisation de conférences de presse sur des sujets touchant au territoire et au cadre bâti, j’ai souvent été fort déçue de la faible participation des journalistes invités, déçue également de la relation du sujet dans les médias.

Les sujets sont hélas présentés parfois de manière conflictuelle, avant même d’être exposés objectivement au public, dans le souci d’attirer l’attention plus que d’informer.

Merci donc aux « Urbanités » et félicitations pour votre travail !

Y a-t-il un intérêt pour les « non-architectes » de comprendre l’architecture ?

Faut-il vraiment « comprendre » l’architecture ? La question sous-entend qu’il faudrait faire un effort intellectuel pour accéder à la compréhension de l’espace et de l’environnement que nous pratiquons au quotidien. Cet exercice s’adresserait avant tout au petit nombre de celles et ceux qui ont cette faculté, cet intérêt pour la connaissance et l’histoire du bâti, mais laisserait de côté une grande partie des usagers.

Il y a en revanche un réel intérêt pour que le plus grand nombre soit apte à percevoir et ressentir un espace de manière à se l’approprier avec le temps. Un espace accueillant, confortable, ludique, de rencontre, sécurisant ou au contraire purement fonctionnel, voire inhospitalier. A cet égard, les efforts d’information et de participation qui voient le jour depuis plusieurs années maintenant permettent d’asseoir des démarches créatives sur un processus d’échange et de communication.

Autre que les sites internet, votre bureau a-t-il eu des expériences en termes de communications ?

L’aménagement de la Place des Nations à Genève, espace public à haute valeur symbolique, ne pouvait se concevoir sans information et participation. Un espace public appartient avant tout au public, il est dans l’intérêt de tous que son appropriation au cours du temps se fasse par les usagers.

Des lettres ont régulièrement été adressée aux « voisins » de la Place, les organisations internationales, les habitants du quartier, les associations intéressées, etc. Des exposés publics ont été organisés à plusieurs reprises, très en amont de la réalisation, exposés au cours desquels les personnes présentes pouvaient poser des questions, et nous, les auteurs du projet acquérir une compréhension des préoccupations de tout un chacun.

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