Le 9 décembre 2006, Bâle subissait un séisme de 3,4 sur l’échelle de Richter. Pas de blessés, mais des dégâts tout de même aux bâtiments. Particularité de ce séisme: il avait été provoqué par l’homme, par l’injection en grande profondeur d’eau, dans le cadre d’un projet de recherche en géothermie. Un échec retentissant qui a stoppé net les recherches suisses en la matière.
Il en est pourtant qui refusent d’abandonner, qui ne veulent pas enterrer, si l’on ose dire, l’idée d’aller chercher en profondeur l’énergie de demain. Georges Gorin, professeur de géologie à l’Université de Genève est de ceux-ci. Et ce d’autant plus que le potentiel est réel en Suisse romande, et que la géothermie est particulièrement adaptée aux besoins de la ville. Des sites favorables existent à Genève, à Fribourg, à Morges ou encore à Nyon.
Mais tout est question aujourd’hui de volonté politique, d’autant plus que la géothermie nécessite, au départ de gros investissements. Un forage à 3000 mètres de profondeur coûte 20 millions, et rien ne garantit qu’on trouvera l’eau chaude recherchée du premier coup. Pour Georges Gorin, cette énergie urbaine du futur représente un incroyable potentiel à l’horizon des années 2030, mais à condition qu’on s’y mette maintenant .
Marc Decrey